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Pourquoi parler de Pierre Loti à
Remiremont ? Tous simplement parce que cet officier de marine, affecté pendant
la grande guerre à l'inspection des places de guerre et du front, plus
précisément des positions de DCA, a été amené à séjourner quelques jours à
Remiremont, à l'hôtel de la Poste, lieu de séjour pour les autorités
militaires.
Petit rectificatif: Pierre
Loti n'a jamais tenu garnison au fort du Parmont, et y a encore moins trouver
d'inspiration pour l'écriture de ces livres. Pierre Loti est venu inspecter le
fort durant quelques heures, en octobre et décembre 1916 et c'est tout. Des
photos ont été prises à ce moment là, que vous retrouverez sur ce site.
Voici un petit historique le
concernant, et en cliquant sur la photo, en haut de page, vous accéderez au site
de l'association des amis de Pierre Loti.
Louis Marie Julien VIAUD, connu sous le
pseudonyme littéraire de Pierre LOTI naît le 14 janvier 1850, à
Rochefort-sur-Mer, dans une famille protestante où l'élément féminin qui
prédomine, l'initie très tôt au dessin et à la musique pour lesquels il se
révèle, particulièrement doué.
C'est la première d'une longue série
d'épreuves et de revers de fortune qui laissent la famille sans ressources et
font que Julien VIAUD pour lequel ses parents souhaitaient l'entrée à
Polytechnique, préparera le concours d'entrée à l' Ecole Navale. A 17 ans, il
embarque sur le navire école, le Borda, en sort aspirant de seconde classe à 19
et fait son premier voyage à bord du vaisseau-école le Jean Bart. Le 15 août
1870 il est promu aspirant de 1ère classe. En octobre 1871, Il embarque à
bord de la frégate La Flore à destination de l'île de Pâques, il a pour mission
de faire des croquis des sites et monuments qui illustreront le rapport destiné
au Ministre de la Marine. Ce sera ensuite Tahiti où il découvre Papeete.
Lors de ces embarcations, poursuivant l'habitude prise dès l'enfance de
tenir un " journal intime " il remplit des cahiers de remarques et de croquis.
Sa solde d'aspirant ne suffisant pas, à rembourser les dettes contractées pour
aider sa famille, il cède ses dessins accompagnés de légendes à divers
périodiques dont l'Illustration et le Monde Illustré. Le 26 juin 1873,
Julien Viaud est promu enseigne de vaisseau et rejoint au Sénégal, l'aviso Le
Pétrel. En 1874 il regagne la France et entre en 1875 à l' Ecole de Gymnastique
de Joinville, où il se forge un corps d'athlète. En avril 1898 il est placé "
à la retraite d'office ", avec le grade de capitaine de frégate de réserve. A sa
demande, la décision ministérielle est annulée et le capitaine de frégate Viaud,
après un voyage aux Indes et en Perse pour le compte du Ministère des Affaires
étrangères, embarque en 1900 sur le cuirassé Le Redoutable à bord duquel il
participe à la campagne d'Extrême-Orient, à la guerre des Boxers en Chine. Il
fait un nouveau séjour au Japon puis en Indochine où il visite les ruines d'
Angkor. De 1903 à 1905 il commande Le Vautour, stationnaire de l'Ambassade de
France à Constantinople et écrit en 1906 le roman des harems turcs " Les
Désenchantées ".
Le 2 août 1906, il est élevé au grade de Capitaine de
Vaisseau et fait encore un voyage en Egypte en 1907. Le 14 janvier 1910, se
termine sa carrière maritime qui comptait 42 années de service actif et des
embarquements à bord de 29 navires.
En 1914, dès que commencent
les hostilités avec l'Allemagne, le Capitaine de Vaisseau Viaud reprend
bénévolement du service. Tous d'abords refuser par Pétain qui lui fait comprendre qu'il
n'a pas besoin de marins pour défendre Verdun, c'est Galliéni qui va lui
permettre de réintégrer l'active. Il est successivement affecté aux Etats-Majors
du Gouverneur militaire de Paris, du Groupe d'Armées du Centre et du
Groupe d'Armées de l' Est, où il est chargé de l'inspection
des lignes du front et des stations de DCA. C'est à ce titre, qu'il
est amené à se déplacer à Remiremont, au fort du Parmont, qu'il
inspectera en octobre et décembre 1916. Ensuite il
est
envoyé en mission auprès du Quartier Général de l' armée italienne.
En mai 1918, il est démobilisé pour raisons de santé.
Pierre loti publie
encore quelques ouvrages mais c'est son fils Samuel Loti-Viaud qui se charge des
relations avec les éditeurs. Le 26 avril 1922, l'écrivain à demi-paralysé
reçoit les insignes de la grand-croix de la Légion d' Honneur des mains de l'
Amiral Lacaze, ancien ministre de la Marine. Il meurt le 10 juin 1923 dans
sa maison d'Hendaye. Son corps est ramené à Rochefort. Le gouvernement militaire
honore le célèbre écrivain de funérailles nationales. Le cercueil recouvert du
drapeau tricolore est placé sur le pont d'un aviso, escorté de torpilleurs, qui
l'emporte selon sa volonté dans l'île d'Oléron. L'inhumation a lieu à
Saint-Pierre d'Oléron dans le jardin de la Maison des Aïeules. Son corps repose
sous une simple pierre qui porte l'inscription " Pierre LOTI ".
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